Tous les jours, ce dont elle parle me fait échos.
Depuis ma prise de poids, mes problèmes avec mon mari (les deux étant arrivés en même temps ou plutôt l'un découlant de l'autre), je pique des colères noires qui ne me ressemblent pas du tout.
Hier, par exemple, mon mari m'a reproché de ne pas faire des choses pour lui car,comme un enfant (enfin c'est mon interprétation), il a besoin que ce soit moi tout le temps qui prenne ses rendez vous. Je ne l'avais pas fait. J'ai eu le droit aux reproches. Je suis,donc, rentrée sans réfléchir dans une colère noire, j'ai pris le téléphone et appelé pour prendre son rendez-vous. Mais, après....je m'en voulais d'avoir été si nulle: nulle de me mettre en colère, d'avoir cédé à ses caprices et d'avoir pris ce maudit rendez-vous alors que je ne voulais pas.
J'essaie de mieux analyser ce comportement de colère qui m'envahit de plus en plus. Je sais que c'est dû à ce que je vis avec mon mari (enfin, je viens à peine de le comprendre).
Je dois essayer de maintenir cette colère. çà ne me ressemble pas. Ce n'est pas moi et, pourtant, tous les jours, depuis des mois, je suis rogée par elle.
Même mes complusions sur la nourriture sont de la colère. Je mange avec rage.
Depuis des mois, mon alliance me comprimait le doigt. Impossible de la retirer. En vacances, avec la chaleur, je n'en pouvais plus. Elle rentrait dans ma chair. J'ai tout essayé pour la retirer. Je pensais même la couper. Jeudi, quand j'ai (enfin!) compris que ma colère était dûe à mon histoire avec mon mari, elle est partie d'un coup. Vous n'y voyez peut être pas grand chose dans mon histoire. Moi, j'y vois un coup du sort (ps: mon mari ne s'en est même pas rendu compte que je ne l'avais plus).
Je vais faire mon dossier d'inscription au concours d'auxiliaire puéricultrice. Ensuite, je verrais ce que je ferais de ma vie.
J'ai un caractère très indépendant mais je m'enferme dans une dépendance qui me déplait. Mais je ne peux pas résoudre tous mes problèmes en même temps. Etape par étape, je dois reprendre ma vie à pleines mains. J'ai 31 ans et je ne suis pas un cas (trop) désespéré.
Première étape: un métier (un vrai!) pas un boulot.
Le reste suivra....
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